Le père Jabulot laissa tomber le balai qu’il tenait à la main et regarda M. Coquelet la bouche béante.
—Mettez l’écriteau dès aujourd’hui, poursuivit-il d’un ton lent et pour donner plus de poids à ses paroles; ma résolution est immuable.
—Déménager! répondit le portier après un moment de silence donné à la stupéfaction que lui causait une semblable détermination, quitter un appartement que vous occupez depuis vingt-cinq ans!
—Six mois, onze jours, cinq heures et vingt-cinq minutes. Et M. Coquelet poussa un soupir.
—Un appartement composé de deux petites pièces si fraîches l’été, si chaudes l’hiver!
—Hélas!
—Un parquet que je frotte à le rendre luisant comme un miroir!
—Heu! heu! heu! Coquelet sanglotait. Il le faut, mon pauvre Jabulot, il le faut!
—Il le faut! Le gouvernement a donc fait banqueroute! Vous êtes ruiné, mon cher M. Coquelet! Ah! grands dieux! grands dieux!
Jabulot à son tour essuya une larme.