DISONS QUELQUES MOTS DE JABULOT

Je me trompe.

Le désespoir de Jabulot pourrait parfaitement approcher du désespoir de Coquelet.

Apprenez que la maison dont M. Jabulot est depuis quarante ans portier, cette maison qu’il regarde comme sienne, à laquelle il s’est identifié, dont il est l’âme, cette maison a changé de maître.

Le nouveau propriétaire a une de ses créatures à pourvoir; il lui a jeté en pâture le cordon de Jabulot.

L’infortuné a reçu, aujourd’hui même, l’ordre de partir dans les vingt-quatre heures; passé ce temps, on le fera reconduire, de brigade en brigade, jusqu’aux frontières de sa loge.

Dans tout autre moment, Coquelet eût partagé la douleur de Jabulot, il aurait mêlé ses larmes aux siennes; mais le malheur rend égoïste.

Il répondit d’un ton sec au portier, qui lui racontait sa mésaventure:—Que voulez-vous que j’y fasse!

X

LA VENGEANCE D’UN RENTIER