Une fois dans la salle, il eut bien quelques désagréments à essuyer.
Un pierrot lui demanda où il avait acheté son faux nez.
Coquelet n’avait absolument rien de faux sur la figure.
Un débardeur s’informa du prix que lui avait coûté son déguisement chez Babin.
Coquelet portait son habit vert-pomme, l’habit qui lui servait aux grandes solennités.
L’un le tirait par la manche, l’autre par la perruque. Il commençait à regretter de s’être hasardé dans cette assemblée de démons.
Tout à coup Frantz, dont l’avide regard plongeait dans tous les groupes, poussa un cri.
La foule s’ouvrit comme par enchantement, pour laisser passer des sergents de ville et des gardes municipaux qui conduisaient une petite femme en costume de pierrot.
—Je suis innocente, disait-elle aux gardes; pourquoi l’orchestre joue-t-il des quadrilles qui vous font perdre la tête? C’est la faute de M. Musard.
Dans cette femme, Frantz avait reconnu Pierrette.