Nous devons dire que les vieilles du quartier n’abusèrent point de leur victoire; elles ne crièrent point par-dessus les toits, et se contentèrent de dire aux jeunes:—Eh bien! qu’en pensez-vous?
VIII
LE DÉSESPOIR D’UN PETIT CLERC
Lilio s’arracha les cheveux, et déclara à son patron qu’il voulait s’engager dans les grenadiers du roi.
Il se disait, en se promenant tout seul dans sa petite chambre:—J’aurais bien mieux fait, puisque je pouvais choisir, de prendre sur la terre la forme féminine; j’aurais mis des fleurs dans mes cheveux, des fleurs à ma ceinture, et l’on m’aurait aimée.
A quoi me sert d’être Lilas frais et parfumé, si on me dédaigne, si les lingères me préfèrent un imbécile, un animal, un âne, comme ce marquis?
Lilio ne connaissait pas la fleur à laquelle il s’était adressé; il n’aurait pas été si étonné de son choix. Le chardon a toujours été fait pour les... marquis.
IX
LA MARQUISE
Au bout d’un an de mariage, la marquise de l’Asnerie s’aperçut que son mari était avare, ignorant, grossier, sensuel. Malgré ses titres, le bout de l’oreille du manant perçait toujours.