Messieurs les Académiciens,
S’il est une science qui mérite de fixer l’attention des hommes et des savants, c’est, à coup sûr, celle qui se rattache à l’origine des fleurs.
Cette science est aujourd’hui obscurcie par les ténèbres de l’ignorance; une foule de notions fausses sont répandues: si on ne s’empressait de prendre ces précautions, le mal serait bientôt sans remède.
Il est du devoir d’un corps aussi respectable, aussi illustre, aussi éclairé que celui auquel j’ai l’honneur de m’adresser, de populariser, de répandre, de sanctionner les grandes vérités historiques, politiques, philosophiques et autres. C’est donc avec confiance que je m’adresse à l’Académie, persuadée d’avance qu’elle accordera à mes rectifications toute l’attention dont elles sont dignes à tous les égards.
Qu’il me soit permis, avant d’entrer en matière, de soumettre à la docte assemblée quelques réflexions générales qui me paraissent indispensables pour...
III
INTERRUPTION
Nous croyons devoir prendre la liberté de supprimer ces réflexions générales; comme la forme adoptée par la Fée pourrait produire à la longue une impression fort peu récréative sur le lecteur, nous remplaçons la partie du mémoire qui donne l’historique exact de la Violette par un récit simple et animé. Notre intention avait d’abord été d’employer à cet effet le langage des dieux, autrement dit la poésie, mais n’ayant pas notre dictionnaire de rimes sous la main, nous nous contenterons d’une honnête prose.
IV
MARCELLE