La famille des convolvulacées se compose de plusieurs genres de liserons d’une forme élégante. A cette famille appartient la patate, qui offre un aliment presque aussi substantiel que la pomme de terre.

Presque toutes les plantes de la famille des polémoniacées, qui vient ensuite, sont originaires de l’Amérique septentrionale. L’un des genres les plus remarquables de cette famille est le phlox, qui présente une grande variété de couleurs. Le genre des cobæa est aussi fort joli. A Paris, dans les quartiers populeux, les cobæa tapissent une grande partie des fenêtres, et la beauté de leurs fleurs fait un contraste frappant avec la malpropreté des rues. C’est la fleur du pauvre; comme lui, elle vit de peu, sa jeunesse passe vite et ses joies sont courtes.

Entièrement exotique, la famille des bignoniées porte de très-belles fleurs. La principale espèce est le catalpa, bel arbre originaire d’Amérique, qui forme dans quelques-uns de nos jardins de magnifiques allées. La bignone toujours verte, qu’on nomme aussi jasmin odorant de la Caroline, et la bignone droite, ou jasmin de la Virginie, sont aussi de fort belles plantes. A la même famille appartient le sésame d’Orient; c’était le sésame des anciens: ses graines contiennent un principe oléagineux dont on tire une huile excellente.

Après la famille des gentianées, entièrement composée de plantes herbacées donnant de très-belles fleurs, vient celle des apocynées, plus nombreuse et plus brillante, qui comprend les lauriers-roses, les frangipaniers et les pervenches, ces douces et modestes fleurs que Rousseau affectionnait et qu’il préférait même à la rose. C’est aussi aux apocynées qu’appartient le genre des asclépias, qui est très-nombreux, et la plante appelée gobe-mouche, dont nous avons parlé dans notre première partie.

Les sapotées, qui forment la dernière famille de cette classe, sont toutes plantes exotiques dont plusieurs sont cultivées dans les pays chauds, tant à cause du parfum de leurs fleurs que pour leurs fruits, qui ont une saveur très-agréable. Celui du sapotillier est un mets délicieux pour les habitants des Antilles.

NEUVIÈME CLASSE
PÉRICOROLLIE

Les diospyrées, première famille de la neuvième classe, sont des arbres résineux; le styrax est une de ses espèces les plus remarquables: la résine qu’on en retire par incision dans quelques contrées de l’Asie, se nomme storax; le benjoin, résine précieuse, est produit par un autre arbre de la même famille.

On doit au genre rhododendron, le plus remarquable de la famille des rhodoracées, plusieurs belles espèces qui font l’ornement des jardins; l’azalée est aussi une fort jolie plante de la même famille. On assure que le miel des abeilles qui ont butiné sur les fleurs de cette plante est dangereux.

La famille des éricoïdes diffère peu de la précédente: le genre bruyère est le principal de cette famille; il renferme un grand nombre d’espèces originaires du cap de Bonne-Espérance; telles sont la bruyère en arbre, la bruyère cendrée, la bruyère élégante et celle de la Méditerranée.

La plupart des plantes de la famille des campanulacées sont cultivées à cause de leur brillante corolle en forme de clochette; le nombre des campanules est considérable, et leurs fleurs rivalisent de beauté. Un autre genre de cette famille, les lobélies, porte un suc vénéneux, et la lobelia tupa, qu’on trouve au Chili, est un des poisons les plus actifs que l’on connaisse.