Je vous prie, en attendant, de ne pas me croire votre très-humble serviteur, et de ne pas me compter au nombre de vos souscripteurs.

RÉPONSE DE L’AUTEUR
AU DOCTEUR JACOBUS

Monsieur le Docteur,

Notre prétention n’a jamais été de faire un livre philosophique. Le public professe, en général, une répugnance très-prononcée pour la philosophie. Nous nous sommes borné à parler des fleurs, pensant que la tâche est suffisante. Les fruits et les légumes pourront avoir leur tour; qui sait si la fantaisie ne prendra pas à Grandville de les animer?

Nous ne nous sommes point lancé dans l’analogie, parce que dépouiller les fleurs de leurs vieux symboles, renverser ces allégories depuis longtemps acceptées de tous, nous a paru une chose grave. Nous n’avons pas voulu nous insurger contre la tradition, et révolutionner l’empire paisible des mythes floraux. Peut-être essayerons-nous plus tard d’accomplir pacifiquement les transformations et les réformes qu’exigent les fleurs. Rien ne nous empêche, après la dixième édition de notre ouvrage, d’en faire une nouvelle basée sur les règles de la psychologie comparée et de l’analogie.