LE JASMIN
Le Jasmin est la fleur que j’aime; elle est embaumée comme l’haleine des houris.
Quand j’étais riche, j’avais dans mes vastes jardins des bosquets de Jasmin qui s’arrondissaient en berceau; leurs feuilles blanches tombaient sur les épaules noires des almées qui dansaient devant leur maître étendu sur des coussins de soie.
Maintenant je suis pauvre, et le Jasmin, mon ami, entoure ma fenêtre et la protége contre les ardeurs du soleil.
La démarche d’Hendiè était légère comme si elle descendait une pente.
Sa taille était flexible comme la tige d’un palmier, et sa joue polie comme une surface d’argent.
Son sourire me paraissait plus brillant que la frange dorée qui entoure un nuage éclairé par la lune.