« Comme il s’était commis des excès sur une image de la sainte Vierge peinte sur une maison proche de l’église, le Parlement ordonna, le 25 mai, que le clergé se rendrait processionnellement à cette image qui serait repeinte, pour y chanter les louanges de la Mère de Dieu. »
Enfin s’il y eut, pour femmes, des « bouticles au péché », il y eut aussi dans ce quartier, de pieux couvents de nonnes, des couvents aux règles très particulières, tel que celui des Bonnes femmes de Saint-Avoye.
Cette maison avait été fondée en 1283, par Jean Séquence, chevecier de Saint-Merry et la Veuve Constance de Saint-Jacques, pour y recueillir quarante veuves, pauvres et âgées d’au moins cinquante ans. Elle était située en la rue Saint-Avoye, qui s’est fondue depuis dans le courant de la rue du Temple.
Ce monastère était une sorte d’assemblée de béguines, aux ordonnances plus minutieuses et plus serrées ; il réalisait un compromis entre un béguinage et un couvent.
Voici l’existence que l’on menait dans ce petit cloître :
Lever à cinq heures du matin, en été, et en hiver, à six. On commençait par réciter « les heures Notre-Dame, sept psaulmes et litanies et aultres heures de la Passion et du Saint-Esprit ; et les aultres qui ne savent lyre, n’y leurs heures, seront tenues dire trois chappeletz et autres menus suffrages qu’elles pourront scavoir ». Puis l’on entendait la messe et après, dit le règlement, « vous vous assemblerez pour assister à la besongne, à tel œuvre et vacation honneste dont vous pourrez aider et exerciter ».
Pendant ce travail opéré en commun, on faisait, durant l’espace d’une demi-heure, lecture de « quelque bonne histoire de l’Escripture sainte ».
A dix heures on dînait, l’on se récréait pendant trente minutes, la cloche tintait et l’on reprenait le travail jusqu’à l’heure du souper, c’est-à-dire jusqu’à cinq heures.
Et à neuf heures on sonnait le couvre-feu.