»Vous, mon ami Garcias, dit le roi en se retournant du côté de Fernand, partez pour Oreïa; portez mes regrets sur ma conduite aux pieds de la vertueuse Ermengère, mon épouse: qu'elle vienne reprendre à sa cour une place dont mes égarements l'avaient bannie.

»Alphonse survécut trente-deux ans à cette malheureuse aventure: il reprit toute son activité, toutes ses vertus. Devenu le défenseur de l'Espagne contre les attaques intérieures des Maures du continent, et les descentes de ceux qu'y faisaient passer les souverains d'Afrique, il fut reconnu empereur par tous les rois ses voisins; et c'est lui qu'on voit désigné dans l'histoire sous le nom d'Alphonse Raymond, empereur des Espagnes.

Paris.—Imprimerie Nouvelle (asociation ouvrière), 11, rue Cadet A. Mangeot, directeur.

NOTES:

[1] Voir la musique à la fin du volume.

[2] Premier dénouement que l'auteur a changé d'après le compte qu'il en rend dans l'Épilogue qui est à la fin de cette nouvelle, et que l'éditeur a cru devoir rapporter. Après ces mots: d'un gentilhomme enfin, il y avait:

«Elle voulut insister, j'étais devenu inflexible. M'imputant le malheur des miens, j'eusse exposé ma tête à tous les risques, et eussé-je pu redouter des châtiments, j'étais déterminé à les affronter, à les souffrir plutôt que de demeurer en proie aux remords qui déchiraient mon cœur.

«C'était dans cette disposition que je m'avançais vers les murs gui m'avaient vu naître, et que je devais trouver bientôt remplis du deuil que j'y avais causé. Les mulets, quoique forts, ne marchaient pas assez vite au gré de mon impatience. «Fouette donc! malheureux fouette! disais-je au muletier.» Il fouette, et en effet, les mules hâtent le pas.