Voici venir mon Ollivier;

De sa lance il fait deux tronçons

Pour pouvoir à deux mains frapper.

A ces coups-ci, mes chers Bretons,

Vous faut marcher à reculons!...

—Commère, il faut chauffer le lit;

N'entends-tu pas sonner minuit?

On voit que cette poésie simple ne manque pas d'un certain éclat; mais ce qui frappa le plus alors les connaisseurs, ce fut le fond romanesque du sujet, où Moncrif, le célèbre historiographe des Chats, crut voir l'étoffe d'un poëme.

Cazotte n'était encore que l'auteur modeste de quelques fables et chansons; le suffrage de l'académicien Moncrif fit travailler son imagination, et, à son retour à la Martinique, il traita le sujet d'Ollivier sous la forme du poëme en prose, entremêlant ses récits chevaleresques de situations comiques et d'aventures de féerie à la manière des Italiens. Cet ouvrage n'a pas une grande valeur littéraire, mais la lecture en est amusante et le style fort soutenu.

On peut rapporter au même temps la composition du Lord impromptu, nouvelle anglaise écrite dans le genre intime, et qui présente des détails pleins d'intérêt.