—Monsieur Andréossy, lui dit Riquet simplement, j'ai pardonné, tâchez d'oublier, vous, si vous pouvez.


CHAPITRE QUINZIÈME

Durant l'été de 1670, Riquet vint s'installer définitivement à Saint-Fériol, où les travaux réclamaient sa présence.

Il y amenait sa famille, pour laquelle il avait fait construire une maison d'habitation confortable.

De plus, il avait édifié une église, creusé un puits et établi des magasins à vivres, une poudrière, des logements pour tous ses employés et des écuries pour deux cents chevaux.

Ses courses perpétuelles, fort longues, de Bonrepos à Saint-Fériol, le fatiguaient beaucoup; il les évitait ainsi avec cette installation.

M. de Clerville écrivant à Riquet lui fit part de l'arrivée en Languedoc du fils de Colbert, le marquis de Seignelay.

«Je lui ai tant parlé de votre bassin, disait-il, qu'il m'a paru très curieux de le visiter. Il se peut donc qu'il pousse jusqu'à votre campement, et que nous vous arrivions sans crier gare.»