Et l'archevêque et sa suite remontèrent dans les carosses qui les avaient amenés.

Après le départ du prélat, les ouvriers vinrent voir avec curiosité ce que l'archevêque avait écrit, qui avait tant égayé sa compagnie.

Personne ne savait lire.

On appela Pierre qui passait pour être un savant, très savant, comme ils disaient.

Pierre déchiffra péniblement entre ses dents cette vieille écriture ancienne des manuscrits.

Comment lisait-il? On ne savait ce qu'il lisait, mais il fronçait terriblement les sourcils.

—Qu'y a-t-il donc là? monsieur, demanda-t-il à Pascal de Nissan qui revenait; il me semble que je dois me tromper; bourriquet, mâchait-il d'un air furieux.

—Je ne sais moi-même si c'est une figue ou un raisin que l'archevêque a laissé là, répondit l'ingénieur.

En ce moment un chef d'atelier annonça l'arrivée de Riquet.

—On m'apprend que je manque d'une heure à peine la visite de l'archevêque de Narbonne, leur dit Riquet, qu'ils rejoignirent à l'instant où il descendait de cheval, je le regrette beaucoup, il a laissé un écrit pour moi; où est-il?