M. d'Aguesseau prévint loyalement Riquet des calomnies dont il était l'objet.
Il le défendait timidement auprès du terrible ministre.
«Parce que l'illustre vieillard a peut-être employé quelques sommes trop fortes à l'établissement d'un de ses fils, ou ne saurait méconnaître, disait le gouverneur du Languedoc, son dévouement et son ardeur à l'achèvement du canal et du port de Cette.»
Mais non, tout était oublié, services immenses rendus au pays, dévouement à une œuvre noble et utile!
Les méchants et les petits esprits semblaient triompher.
Et s'il fallait à Riquet du courage et une volonté forte pour vaincre les obstacles que la nature lui opposait, il lui en fallait une plus forte encore pour combattre les hommes, à qui, presque toujours, on ne fait du bien que malgré eux.