Riquet commença ses travaux avec douze cents ouvriers et cinq cents femmes. Deux ans après, le nombre des ouvriers s'élevait à douze mille.

Pierre avait amené de la montagne Noire tous ses clients et clientes d'autrefois.

Les femmes enchantées de ce travail qui n'était pas plus fatiguant que d'arracher des gênets, de les fagoter, et qui leur rapportait cent fois plus.

Elles portaient sur leur têtes de grands couffins que remplissaient de terre les terrassiers.

PLAN DU BASSIN DE NAUROUZE.

Pierre avait la haute main sur tout ce monde de travailleurs. Les chefs d'ateliers lui devaient rendre compte chaque semaine de la conduite des hommes et des ouvrages terminés que monsieur Roux ou Andréossy venaient vérifier sur sa demande.

Il ne se mêlait jamais de paiement ni des réclamations aux contrôleurs, disant à Riquet: