[15] «Le triomphe de la Convention a été aussi complet que son courage a été sublime. Les hommes de sang sont écrasés.... On veut l'ordre, la paix et la République; et on les aura.» Lettre de Benjamin Constant à sa tante, 6 prairial an III (25 mai 1795).
[16] Elle écrivait de Lausanne à Meister, le 1er mai: «Je pars pour Paris le 10.»—Elle resta dans cette ville jusqu'au 20 décembre.
[17] Quelques jours après, le 16 septembre, Benjamin Constant écrivait à son oncle: «J'ai les meilleures espérances sur les destinées de la République. Vous aurez vu que l'on rappelle les hommes qui se sont montrés les vrais amis de la liberté. Vous aurez pris part à la justice rendue à Montesquiou.»
[18] Deux jours auparavant, le mercredi 11, ils dînaient ensemble chez M. de Staël.
[19] L'archiduc Charles venait de remporter quelques succès en Allemagne.
[20] La querelle n'était pas finie: quinze jours après cette lettre, avait lieu le coup d'État du 18 fructidor.
[21] Lettres inédites de Mme de Staël à Henri Meister. Paris, lib. Hachette, 1903, pages 55 à 66.
[22] A Lille, le 6 juillet, s'étaient ouvertes des négociations avec l'Angleterre, en vue de la paix. Elles furent rompues au mois de septembre.
[23] Celles qui avaient réuni au territoire de la République quelques pays situés sur ses frontières.
[24] Barthélemy et Carnot, qui étaient membres du Directoire, furent proscrits tous les deux quelques semaines après, lors du coup d'État du 18 fructidor (4 septembre 1797).