— Tirez !
Marette fonça des deux poings sur la poitrine de Pelly, qui, ne s’attendant pas à ce choc, dans le raidissement de son corps, perdit l’équilibre et s’abattit à l’intérieur de la cellule.
Prestement, Marette referma la porte. Mais Pelly poussa un long cri d’alarme qui éveilla tous les échos de la caserne.
— Vite, vite… pas par le corridor… par la fenêtre du bureau, dit Marette entraînant Kent.
En traversant le bureau, Kent prit un revolver au râtelier. Il ouvrit violemment la fenêtre. Dehors, la nuit noire, la pluie en déluge : ils étaient sauvés.
Ils s’arrêtèrent seulement lorsqu’ils arrivèrent au sommet du tertre qui dominait la caserne.
Lui et elle durent s’asseoir pour reprendre haleine, car leur course folle les avait momentanément épuisés. Toutes les fenêtres de la caserne étaient maintenant illuminées.
— Voyez ce qu’ils font là-bas en notre honneur, dit Marette, sèchement, l’haleine courte.
— Savez-vous que j’avais envie moi-même de hurler, quand il a poussé ce cri, mais de hurler de joie. Être libre, Marette, être libre ! Où devons-nous rejoindre les gens de « Doigts-Sales » ?
— Comment ! Les gens de « Doigts-Sales » !… Le bavard vous aurait-il parlé ?