Je les reçus en effet et je me mis à les lire. Ils me firent me régaler d’abord et puis je sortis de mes gonds et les flanquai tous au feu ! Les ours sont curieux à étudier. Il y a des tas de choses intéressantes à dire sur eux sans pour cela faire l’imbécile… Y en a des tas ! que je te dis…
Langdon approuva de la tête.
— Il faut chasser et tuer, chasser et tuer pendant des années avant de découvrir en quoi consiste la vraie passion de la chasse au gros gibier, dit-il lentement en regardant le feu. Et lorsqu’on a su découvrir ce plaisir véritable, qui vous absorbe corps et âme… on s’aperçoit que l’émotion la plus forte ne vient pas du fait de tuer… mais du fait de laisser vivre…
Je tiens à ce grizzly et je l’aurai… Je ne veux pas quitter la montagne avant de l’avoir. Mais, d’un autre côté, nous aurions pu tuer deux autres ours aujourd’hui, et je n’ai même pas tiré dessus.
J’apprends à connaître le vrai plaisir de la chasse, Bruce… et quand on chasse comme il faut, on apprend des faits…
Tu n’as pas besoin de t’inquiéter, ce que j’écrirai sera documenté à fond.
Il se retourna brusquement et regarda Bruce dans les yeux…
— Cite-moi donc quelques-unes de ces idioties que tu as lues dans ces livres !
Bruce souffla un nuage de fumée en réfléchissant.
— Ce qui m’a rendu le plus furieux… c’est ce que ces types écrivaient… sur les prétendues « marques » des ours !