La jeune fille y avait écrit qu’elle serait sans doute revenue avant le retour du jeune chasseur. Si le contraire avait lieu et si Rod était reparti chez lui, elle le priait de ne pas oublier le chemin de la factorerie et, une autre fois, d’amener Mistress Drew avec lui.

Au dîner, Minnetaki mère appuya plusieurs fois sur cette invitation, qu’elle déclara reprendre à son compte. Elle ajouta, pour la grande joie de Rod, qu’elle avait personnellement, à plusieurs reprises, correspondu avec Mistress Drew, qui était toujours en bonne santé, et que, déjà, elle la considérait comme une amie.

Dans la soirée, eut lieu le partage des fourrures, que le factor acquit au nom de la Compagnie. La part de Rod, en comprenant le tiers de la valeur des pépites d’or, s’élevait à près de sept cents dollars.

Le lendemain matin, il écrivit à Minnetaki une longue lettre, que le fidèle Mukoki se chargea d’aller porter à la jeune fille. Puis il monta dans le traîneau qui lui avait été préparé.

Les deux boys se serrèrent la main.

« Nous vous attendrons au printemps prochain, dit Wabi. C’est bien convenu, n’est-ce pas ? Dès que la glace se brisera.

— Oui, si je vis ! répondit Rod.

— Cette fois, ce sera pour la mine d’or.

— Pour la mine d’or !

— Et Minnetaki sera ici ! » ajouta Wabi, tandis que rougissait Roderick et que l’attelage s’ébranlait.