Pour plaire à mon désir, quand j’approche elle fuit.

Le chasseur aime assez que l’oiseau soit farouche.

Sur le large divan tous les deux accroupis,

Je dis à Kheïra : « Kheïra, mon étoile,

Ce nuage me gêne ! »… Et j’arrache son voile,

Et ses longs vêtements roulent sur les tapis.

« Chante un peu, Kheïra !… c’est l’heure, ô perle brune,

Où Bulbul amoureux chante au fond des jasmins,

Dans l’ombre où les amants furtifs mêlent leurs mains,

Près de la source fraîche où se mire la lune ! »