Mais le Dieu d’amour partout aime et veille.
L’amour, qu’on a dit méchant et moqueur,
Dans le grand désert sans voix, sans oreille,
Inspire un oiseau, chanteur au grand cœur.
Un oiseau plaintif, qui voulait sans doute
Traverser la plaine, — où le sol mouvant,
Sous le pied qui passe, efface la route,
Le désert où rien de bon n’est vivant ;
Un oiseau, touché d’une pitié douce,
Un oiseau chanteur, un oiseau sacré,