Dit au pauvre sol sans herbe ni mousse :

« Tout a fui d’ici… moi, j’y resterai !

« J’y resterai seul, comme une âme aimante

« Fidèle aux douleurs que le monde fuit,

« Et je braverai l’horrible tourmente,

« Et la solitude affreuse, et la nuit !

« Je serai la voix (que l’on croit perdue !)

« Menue et profonde au fond du désert…

« Je consolerai toute l’étendue :

« Le plus humble cœur est grand, quand il sert ! »