Et si le chameau d’une caravane
Tombe, pour mourir, sur ses deux genoux ;
Si, resté tout seul sur le sable plane,
Il ferme au soleil son œil calme et doux ;
Si le voyageur, que la soif terrasse,
Couché pour mourir halète en mourant,
Il entend chanter l’amour et la grâce,
Le petit oiseau dont le cœur est grand.
Biskra, Avril 1887.