Sous le sable infini de l’azur constellé,

Il s’est vu sans secours : il a donc appelé !

Car la foi dans nos dieux, c’est pitié pour nous-même.

La foule ne voit plus l’immensité suprême :

Les hommes assemblés se la cachent entre eux ;

Ils se croient assez forts dès qu’ils se voient nombreux.

Mais l’Arabe, isolé dans le désert immense,

Ne peut pas se suffire : il voit où Dieu commence :

Au seuil de l’infini, dans l’horreur du désert,

Dans l’oasis lointaine où rit le dattier vert,