Dans l’eau pure et soudaine apparue en mirage,
Dans l’étoile qui luit sur les goums en voyage,
Et dans l’ombre qui suit, spectre mystérieux,
Son pas, dans le désert, pour reposer ses yeux.
LA COUPE DU CHEIK
Le cheik porte toujours, suspendue à sa selle,
Une coupe d’argent, ciselée, et fort belle.
Or, l’anse en est mobile, et soutient un anneau
Où s’attache une corde ; et le cheik puise l’eau,
A cheval, sans descendre, en passant la rivière.