Le silence infini montant de tous côtés.
Sous le ciel du désert la solitude est double,
Et l’homme est bien perdu dans deux immensités.
La mer, on la commande encore avec des voiles,
Mais le sable infini se refuse aux vivants,
Et le désert du ciel, que sablent les étoiles,
N’est pas mieux défendu par l’espace et les vents !
Oui, l’homme est bien perdu devant ce double espace,
Où le soleil devient le terrible ennemi ;
Où les mille chameaux d’une tribu qui passe