Mes ennemis sont ceux qui voudraient m’empêcher

De faire aujourd’hui halte et demain de marcher…

J’ai coupé ma matraque, — il sied que j’avertisse, —

Aux arbres des forêts plus droits que la justice !

Je n’ai besoin que d’un peu d’eau, de quelques grains,

Et c’est tout. Mes chameaux m’habillent de leurs crins :

Je sais le goût du lait de mes chamelles rousses,

Et du vin des palmiers chargés de dattes douces…

Ah ! que d’autres, assis, couchés dans leur maison,

Esclaves de la pierre, — ignorent l’horizon,