Ma jument son poulain, dès qu’ils sentent l’orage.
Je l’ai plantée hier auprès d’un pâturage :
Dès qu’il sera brouté, j’arracherai les pieux,
Et nous repartirons librement sous les cieux,
Et nous irons, le corps refait, l’âme contente,
A cheval, à chameau, portant piquets et tente,
Par les femmes suivis, précédés du bétail.
Repartir et marcher, c’est là tout mon travail ;
Mon rêve est une source au bord d’une prairie ;
Toute la solitude immense est ma patrie ;