Mais mon chant est pareil à la plainte du sable

Sous les coups du simoun, — ô chère insaisissable !

Épouse de mon âme, autre âme de ma chair,

Paradis de désir, espoir de mon enfer,

Tu brûles de tes feux mon âme consumée.

Onde et flamme à la fois, terrible bien-aimée,

Tu m’altères ; je vais le front bas et tendu

Vers toi, comme un chameau dans les dunes perdu

Qui tend sa lèvre torse et l’enroule à la touffe

Du diss, en espérant, sous le feu qui l’étouffe,