Du ciel, puisque l’amour a déjà bu mon âme !
Mon corps en deviendra léger comme le corps
D’une cigale, sec comme les dattiers morts,
Comme l’alfa tressé, comme la paille d’orge.
Mon cadavre sera de la cendre de forge,
Qui, — par le vent mêlée aux dunes des déserts
Dont les écroulements forment de longs concerts, —
Chantera Dieu, qui fit les étoiles pour l’ombre,
Grains de sable du ciel, scintillants et sans nombre…
Ne te dérange pas, Mohamed ! reste assis.