C’est un beau droit, dans un pays toujours en guerre !

Et la sécurité ne s’y connaîtrait guère

Sans l’anaya ; — mais Dieu veut le bien près du mal.

Un Kabyle perdrait sa femme ou son cheval

Plus volontiers que son beau droit de faire grâce !

L’anaya, c’est, roumi, le sultan de ma race :

Sans exiger d’impôts il ne fait que du bien…

Dis, quel autre sultan peut égaler le mien ?

LE GÉNÉRAL MARGUERITTE[1]

[1] Ces vers ont été lus par l’auteur à l’inauguration de la statue du général Margueritte, à Kouba, le 17 avril 1887.