Le plus beau de mes droits d’homme libre, ô roumi,

C’est celui de pouvoir sauver mon ennemi…

D’assurer, chez mon peuple, à qui m’en paraît digne,

L’asile et les secours, — en le marquant d’un signe.

Si je jette sur toi mon manteau, ce manteau

Est plus sûr que du fer contre un coup de couteau ;

Et, quel que soit l’objet que te donne un Kabyle,

En disant : Anaya, — tu peux marcher tranquille,

Tête haute, dans mon pays, du Sud au Nord :

L’anaya t’accompagne, et rien n’est aussi fort !