Nous le traverserons un jour, le désert fauve,
Brûlant comme la flamme et plus grand que la mer !
Par là, nous irons boire aux sources du Niger,
Et l’on verra comment la chamelle se sauve
Devant nos Béhémoths de fumée et de fer !
Les races de chacals qui se mangent entre elles,
Les pillards, les bandits, écume d’écumeurs,
Ballottés sur le dos de leurs maigres chamelles,
S’enfuiront devant nous comme des sauterelles
Qu’on détourne avec des tambours et des clameurs !