Les a-t-on vus jamais nous combattre de proche ?

Ils regardent de loin, comme un vol de corbeaux,

Et, — superbes à voir, si des pillards sont beaux, —

Quand le moribond râle, ils lui vident la poche,

Pires que les chacals qui fouillent les tombeaux !

Ils peuvent, ces Touaregs à faces renégates,

Tatoués d’une croix au front, crier : « Allah ! »

Et se nourrir de sang lorsqu’ils n’ont plus de dattes,

Nous nettoîrons le haut désert de ces pirates !…

Oui ! les chacals fuiront, quand les chiens seront là !