— Léon, c’est la destinée…
— … Et la misère, acheva Berthe.
— Oui, je sais… Sans ça…
— Eh bien, qu’est-ce qu’il faut lui dire ?
— Comment a-t-il su la date ?
— Par les journaux.
— Je vais le faire inviter… Un ami d’enfance… Il a connu, il a aimé ma mère. C’est tout simple. Qu’il vienne demain… Ah ! ma foi, je le reverrai avec plaisir.
— Tant que ça ?
— Je crois bien ! Je ne suis pas forcée de poser de profil tout le temps, avec lui. Il ne m’aime pas en camée. Il m’aime en femme vivante, avec mes défauts ; il m’aime enfin, comme je suis… Il m’aime donc bien, n’est-ce pas ?
— C’est toi qui me l’expliques, et tu m’interroges ?