Et, triste, il la laissa, recevant comme on donne,
Verser l’ambre et le nard sur la chair qui frissonne,
Mais l’esprit disait : « Dieu, préservez-nous du mal !
« Qu’elle s’élève à moi par la tendresse entière,
Celle qui vient à moi pour l’amour sensuel ;
Tous les chemins d’en bas conduiront à mon ciel,
Puisque l’âme est par vous liée à la matière. »
Et, dominant sa peine et les frissons nerveux
Qui couraient sur ses pieds avec la chaude haleine,
Jésus soufflait son rêve au cœur de Magdeleine