Qui, lente, dénouait pour lui ses grands cheveux.

En vain elle écrasa sur les pieds nus sa bouche,

Les baisant, les mordant des talons à l’orteil,

Lui, songeait, l’œil au ciel, tourné vers le soleil :

« Sauvons ce cœur captif dans la chair qui me touche ! »

Et les beaux pieds du Dieu, sous le baiser charnel,

Rayonnaient vers le front de la femme abaissée,

Qui dit enfin, debout et droite de pensée :

« Pardon ! je t’aimerai, Seigneur, dans l’éternel ! »

XXXII
MARTHE ET MARIE