« Le voici ! Le voici ! » crièrent les enfants.
L’esprit d’amour grandit la multitude vile,
Et, tous en un, les cœurs se gonflaient, triomphants.
— « Déroulons les tapis d’honneur dans la poussière,
Jetons devant ses pas des parfums et des fleurs ! »
Et les grands, les petits, les vieux, la foule entière,
Sentaient le cœur d’un seul plus grand que tous les leurs.
Au-dessus de sa tête on balançait des palmes ;
Des riches étalaient sous ses pieds leurs manteaux,
Et lui passait, un pur rayon dans ses yeux calmes