Et sur le mont désert, où plus rien ne l’assiste,

Il doute dans la mort, et meurt avec le jour.

Et ce vaincu, croyant que personne n’écoute,

Pleurant éperdument son beau rêve infini,

Pousse alors le grand cri, son cri, le cri du doute :

« Éli, dit-il, Éli ! Lamma Sabacthani !

« A moi, Seigneur ! Seigneur, à moi ! tout m’abandonne

N’est-ce donc pas de vous que je fus l’inspiré ? »

Et penchant son front las sous l’horrible couronne,

Le grand donneur d’espoir était désespéré.