Comme Pierre, elle t’a trahi, mais en t’aimant,

Et le chaos du mal n’est rien qu’une apparence

Où ton verbe caché monte invinciblement.

Deux mille ans ont à peine ouvert le gland du chêne

Qui tiendra sous ton nom l’univers abrité…

Ta victoire sur tous les cœurs n’est pas prochaine,

Mais qu’importe le temps à ton éternité ?

Le monde passera, car il faut que tout meure,

La terre sous nos pieds, le ciel sur notre front ;

Mais par delà la mort ta parole demeure :