Ma voix est au désert ; la sienne est dans la vigne
Où le travail est doux.
Sa sandale est divine, et je voudrais, indigne,
L’attacher à genoux.
Ma voix est au désert : la sienne est aux bourgades
Qu’entourent les moissons.
Il bénit les enfants ; il charme les malades ;
Il reste et nous passons.
Sous l’onde du Jourdain par mes deux mains versée,
Ruisselante sur eux,