— Allons donc ?

— Mais oui, c’est pour avoir pris la défense des innocents qu’il va mourir ! Dernièrement, sa bande avait condamné à mort ce Cocarel, cause de tant de mal !

— A bas Cocarel ! Mort à Séraphin !

Leteur et La Trébourine s’étaient esquivés ; ils se faufilaient, tête basse, à travers la foule ; mais, quand le fils Cocarel avait voulu les suivre, des passants s’étaient mis en travers de sa route.

— Vas-tu voir mourir ta victime ?

— Mort à Cocarel !… Il ne passera pas !

De tous côtés des groupes hostiles se formaient.

Cocarel apostropha un archer qui semblait s’amuser à ce spectacle :

— Eh ! vous, là-bas, l’archer ! Bousculez-moi toute cette « pétraille » ! Qu’on la disperse ! Ce sont des insurgents !

Cette injure, cet ordre, irritèrent la foule.