Mais nous seuls nous savions que cet appel sublime
Montait vers tous les morts accourus de l’abîme.
Or, cet appel vibra dans tous les cœurs en deuil,
Au souvenir des morts enterrés sans cercueil.
Et les vierges en pleurs, les femmes noir-vêtues,
Croyaient ouïr les voix chères qui se sont tues…
Et nous, nous entendions chanter, en longs accords,
Ces même voix, lointains adieux d’esprits sans corps :
— « Nous sommes morts pour vous défendre
Contre de vils envahisseurs,