Les courber sous sa main, les unir sous son règne ;
Mais Celui-là n’est plus qu’une image qui saigne
Et montre à l’univers un flanc déchiqueté !
Son cœur n’est qu’une plaie ouverte à son côté,
Et c’est comme une bouche effroyable et plaintive
Qui crie en vain : « Seigneur ! que votre règne arrive ! »
Rien, rien ne lui répond, qu’un silence infini,
Le même au Golgotha que sur Gethsémani !
Il s’est trompé, Celui qui disait : « Paix sur terre ! »
Sur le mont déserté la croix est solitaire ;