Traînait captifs au loin femmes, enfants en larmes,
Des êtres impuissants à manier les armes,
Les grands-pères, craintifs et muets, consternés…
Ces Allemands, parfois, en lâches forcenés,
Faisaient de leurs captifs, sur leur front de bataille,
Un rempart défenseur, pitoyable muraille,
Où, frémissants d’amour, de haine, — de douleurs,
Les soldats ennemis, reconnaissant les leurs,
Vaincus par leur pitié, reculaient d’épouvante,
Tremblant de mutiler la muraille vivante !