Vieux nécromant, je suis honteux de t’avoir cru :
Le primate éternel dans l’homme a reparu !
Le chrétien lâche, avec son rêve d’être un ange,
Insultait à la brute — et la brute se venge ! »
Sous l’injure, le vieux, comme sourd à mes cris,
Resta muet, songeur quelque temps. Je repris :
— « Ton Christ est le plus faux des faux dieux qu’on délaisse !
Amour, bonté, mots creux, tout gonflés de faiblesse !
Sot qui ne sait qu’aimer ! Fou qui veut être aimé !
Qui suit ton Christ n’est plus qu’un martyr désarmé,