Proie offerte aux soldats du lucre et de la haine,
Qui sont le nombre affreux, sans nom, la masse humaine.
Christ n’est qu’un doucereux et blanc magicien ;
Certe, un charme est caché dans le songe chrétien,
Mais pernicieux, traître, endormeur d’énergie.
Sur la terre, que tant de meurtres ont rougie,
Comment répondre, nous, les tendres et les bons,
Nous, les propagateurs des infinis pardons,
Au fer qui fouille un cœur, en sort et s’y replonge ?
Quel réveil dans l’horrible, après le divin songe !