On souhaite la paix aux passants inconnus.

Donc, lorsque je joignis ce vieillard aux pieds nus,

Je formulai le vœu qu’un salut accompagne,

Puis j’ajoutai : — « L’orage assombrit la campagne ;

Allez-vous loin, par ces chemins très écartés ?

Je puis — le voulez-vous ? — marcher à vos côtés. »

— « Soyez remercié, bon passant, mais j’ignore,

Chaque soir, en quel lieu me trouvera l’aurore :

Marcher ce soir, demain, toujours, c’est mon destin ;

Et j’arrive du fond d’un passé si lointain