—D'abord, je ne suis pas malade, et puis je vais mieux!
—Arrangez ça! dit-il.
Il riait, heureux simplement. Il reposa avec douceur, sur les genoux d'Elise, sa main qu'il avait prise.
—J'ai bien dit, mon ami. C'est la nuance.
Assis sur une chaise, tout près du fauteuil de sa maman, ses deux petits pieds sur le barreau de sa chaise, ses genoux hauts, ses mains dans les plis de la chère robe, Georges avait appuyé sa tête contre la poitrine bien-aimée, et, de ses yeux trop ouverts, il regardait le feu pétillant. Peu à peu, cela l'endormait, et des rêves, nés du réel, venaient en lui.
—Il y a des choses dans le feu, dit-il.
—Et quoi, mignon?
—Des choses qui dansent, fit-il en chantonnant, des petits esprits du feu, comme ceux des contes. Ils disent que le dîner sera bon. C'est eux qui le font, en dansant sous la marmite où est la soupe. Glou, glou, glou. Pendant que la marmite chante, les petits lutins dansent en rond par-dessous avec leurs lampes sur la tête... Et quand la marmite verse, bonsoir, elle éteint le feu!... Et alors la soupe est prête.
—Qu'est-ce que tu barbouilles là, mon petit?... Est-ce qu'il aurait la fièvre?
Déjà, elle s'inquiétait, et Marcant s'était levé, s'était agenouillé près de lui.