—Ah! et pour quelle raison, Maurin?
—Il y en a, des raisons, plusieurs, et des bonnes.
—La première?
—C’est que je dînerais mal, répliqua Maurin gravement.
—Allons donc! dit M. Désorty un peu surpris tout de même, malgré sa bonne volonté et son scepticisme de fond.
Il ajouta:
—Eh bien! vous dînerez mal... comme moi.
—C’est justement ce qui vous trompe, dit Maurin. Vous dînerez bien, vous autres, et je dînerai mal, moi.
—Comment l’entendez-vous?
—Monsieur le préfet, je suis un gros ignorant et, des fois, ça ne m’empêche pas de parler à un ministre pour me faire établir mes droits...